Elections Locales : L’opposition en position de faiblesse malgré leurs évolutions

Malgré la progression de l’opposition et la montée en puissance du leader du parti les Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), la coalition Benno Bokk Yakaar a toutes les chances de conserver son avance de 2014 dans les prochaines élections locales même si de grosses pertes sont prévues dans la capitale et ses environs. Selon plusieurs sources concordantes, le président de la République reste encore populaire dans plusieurs villes du pays. Les réalisations du PUDC , du PUMA ,de PROMOVILLES et du Programme National des Bourses de Sécurité Familiale sont passées par là.

Malgré les évènements du mois de mars qui ont touché Macky Sall et son régime mais cela n’a pas fait coulé de bateau des marrons-beiges ; il a vacillé mais il n’a pas coulé. Et selon des observateurs avertis, le président Macky Sall pourrait sortir vainqueur des élections locales dans la plupart des 571 collectivités locales du Sénégal. Et toujours selon les sources , les difficultés de l’APR et de la coalition Benno Bokk Yakaar se situent uniquement au niveau de Dakar.

L’APR et la coalition au pouvoir seront en ballotage ou battus dans les 19 communes d’arrondissement de Dakar, les 16 communes d’arrondissement de Pikine, les 05 communes d’arrondissement de Guédiawaye, et les 03 communes d’arrondissement de Rufisque. En résumé le président Macky risque encore de perdre la capitale Dakar et cette fois-ci la région de Dakar même si des poches de résistance vont essayer d’équilibrer en vain la balance.

Les perdants seront nombreux à Dakar par exemple Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo vont ramasser des cacahuètes tandis que Aïda Sow Diawara pourra conserver Golf Sud. La commune du Plateau restera dans la mouvance Benno avec le socialiste Alioune Ndoye renforcé par l’Apériste Yakham Mbaye.

Mais dans les régions, la mouvance présidentielle gardera ses acquis avec l’indétrônable Idrissa Seck à Thiès. Moustapha Diop et Aminata Mbengue Ndiaye règneront à Louga, Oumar Sarr sera imbattable à Dagana. Mary Teuw Niane et Mansour Faye vont faire une razzia à Saint-Louis avec l’aide de l’ex libéral Ameth Fall Braya. Aïssata Tall et Racine Sy conserveront Podor dans la mouvance présidentielle.

A Ziguinchor, Abdoulaye Baldé de la mouvance présidentielle passera le témoin à Ousmane Sonko de Pastef. Mais Bibi Baldé, Mame Boye et Fabouly Gaye seront les maîtres de Kolda. La situation reste incertaine à Sédhiou avec le maire Abdoulaye Diop. Bignona sera toujours Benno avec Mamadou Lamine Kéita, Abdoulaye Badji et Aminata Assome Diatta. Moustapha Guirassy reprendra Kédougou aux mains de Mamadou Cissé de Benno. La coalition Benno conservera aussi le Sénégal oriental.

La CENA a reçu les experts internationaux chargés de l’évaluation du processus (communiqué)

Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Doudou Ndir, a reçu, à leur demande, les experts internationaux chargés de l’évaluation du processus électoral et de la dernière refonte du fichier des électeurs, a appris l’APS.

Cette rencontre s’est déroulée vendredi 23 avril 2021, a précisé la CENA dans un communiqué rendu public ce lundi.

Selon la même source, Doudou Ndir avait à ses côtés le vice-président de la CENA, Me Papa Sambaré Diop, ainsi que Saïdou Nourou Bâ et Mame Yacine Camara Lakh, représentants de la CENA à la commission politique du Dialogue national.

La délégation de la CENA comprenait également Ndary Touré, secrétaire général, Mamadou Amat, conseiller en communication, et Samba Moussa Lô, conseiller du Président, ajoute t-elle.

L’équipe de spécialistes était conduite par l’expert juridique burkinabè, Idrissa Traoré.

Elle comprenait aussi Sékou Kamara (États-Unis), expert en biométrie et bases de données, Peter Michalik (Slovaquie), expert en opérations électorales, et Akim Kora Guera (Bénin), expert statisticien.

Pour cause de Covid-19, la cheffe d’équipe, l’experte électorale belge Eva Palmans, est ’’retenue à Madagascar pour fermeture de frontières (…)’’.

Malgré tout, souligne le communiqué, elle a pris ’’une part active’’ à la séance de travail avec la CENA par visioconférence.

En ouvrant la rencontre, le président Ndir ’’a souhaité la bienvenue aux experts, qui devront, dans un délai d’environ trois mois, remplir l’objectif de répondre aux différents questionnements, griefs ou doléances des acteurs électoraux et des citoyens du Sénégal sur le processus de refonte partielle de la liste électorale et des élections législatives de 2017 et présidentielle de 2019’’.

Selon le communiqué, ’’il a indiqué que la CENA était honorée de recevoir cette visite qui +participe d’une démarche à laquelle nous adhérons du fait qu’elle vise à pacifier l’espace politique+ et assurer les conditions nécessaires à une tenue correcte des prochains scrutins’’.

Le document rapporte que pour sa part, Mme Palmans ’’a souligné le rôle incontournable de la CENA dans le processus électoral au Sénégal’’.

Elle a émis ’’le souhait que cette séance de travail, qui constitue en fait une prise de contact visant à déblayer le terrain à une rencontre plus approfondie entre experts, permettra d’identifier clairement les manquements constatés ainsi que les problèmes sur lesquels butent les membres de la classe politique et qui empêchent d’avoir des processus électoraux et des scrutins incontestés’’.

Le texte indique qu’à cet égard, l’expert juridique burkinabè Idrissa Traoré et ses collègues ’’ont posé un certain nombre de questions relatives notamment au système du parrainage, au couplage de la carte d’identité nationale et de la carte d’électeur, à l’accès des candidats en lice au fichier électoral, ainsi qu’à l’implication, dans cette opération, de la Commission des données personnelles, l’inscription des citoyens sur le fichier électoral, etc’’.

Le communiqué assure que ’’le président et les autres membres de la CENA ont, avec franchise et clarté, apporté toutes les réponses nécessaires aux différentes interrogations formulées à cette occasion’’.

Dans ses réponses, Doudou Ndir a notamment rappelé que ’’la CENA avait pour fonction essentielle de faire respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence et la sincérité des scrutins’’.

A ce titre, concerannt le parrainage, a-t-il précisé, la CENA ’’ne saurait intervenir dans un domaine où sa présence n’est pas prévue par la loi’’.

Selon le document toujours, ’’le vice-président, Me Papa Sambaré Diop, a rappelé que depuis sa création la CENA a, conformément à ses rôle et fonctions, émis de nombreuses recommandations censées améliorer le processus électoral dans son ensemble, notamment l’introduction du bulletin unique lors des élections présidentielles. Mais ces recommandations n’ont pas été suivies pour la plupart’’.

Pour sa part, le Secrétaire général a remis aux visiteurs ‘’des documents essentiels à la conduite de leur mission, notamment les rapports établis par la CENA sur les dernières élections organisées au Sénégal’’.

Le communiqué signale qu’outre la CENA et ses démembrements, la mission d’évaluation du processus électoral rencontrera des entités et acteurs parmi lesquels le ministère de l’Intérieur et ses différentes directions opérationnelles, des responsables de l’administration territoriale (préfets et sous-préfets).

Elle va également rencontrer les institutions judiciaires (Cour d’appel, Conseil constitutionnel), partis politiques (majorité, opposition, non alignés), les organisations de la société civile, les médias ainsi que les prestataires/fournisseurs, de même que des experts, universitaires et électeurs ordinaires rencontrés sur le terrain.
OID/ASG

“Macky Sall arme et renforce la police et la gendarmerie pour mater les jeunes” (Député M. L Diallo)

Au moment où BBY organise un xaware (khawaré) dans le luxueux centre Abdou Diouf de Diamniadio pour parler de la galère des jeunes, Macky Sall augmente les effectifs de la gendarmerie et de la police et commande des blindés anti-émeutes.

Cette fête est de la poudre aux yeux pour masquer sa volonté d’installer la dynastie FayeSall, un peu à l’image de la dynastie Deby au Tchad. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pétrole et dictature politico-militaire finissent toujours mal.

En vérité, la question de l’emploi des jeunes est mal posée. Il s’agit plutôt d’un système économique incapable de produire des emplois pour faire face à la demande de deux cent mille par an, selon le ministre Hott de Macky Sall.

Mimi Touré a raison de dire que Macky est dans un trou qu’il a creusé. Encore faut-il comprendre pourquoi et comment le système creuse des trous. Le système a un disque dur, les prédateurs et un logiciel et des applications « door ». Tout le monde sait que BBY ne peut pas faire face à deux cent mille jeunes qui veulent travailler.

Ces nouveaux aristocrates de BBY qui jouent avec les milliards du peuple sont allés se réfugier derrière le Khalife général des mourides et bombent le torse. Pour combien de temps encore ? Il nous faut une alternative patriotique et citoyenne au système entretenu par les politiciens doorkat dans la majorité comme dans « l’opposition ».

Par Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki

Conseil présidentiel sur l’emploi et la réinsertion des jeunes : Le message poignant de Macky Sall à la jeunesse

Venu lancer l’ouverture des travaux du conseil présidentiel sur l’emploi et la réinsertion socio-économique des jeunes, le président a lancé un message poignant à ces derniers. « Tout adulte est un vieux jeune. Nous, adultes, nous avons été à votre place. Nous avons vécu ce que vous vivez actuellement. Je peux donc aisément ressentir vos interrogations, vos doutes, vos attentes, vos espoirs. Je peux aisément comprendre vos besoins, vos aspirations et vos ambitions légitimes d’être utiles à vous-mêmes, à vos familles, à vos communautés et à votre pays », a d’emblée déclaré le chef de l’Etat. Macky Sall n’a pas manqué de rassurer les jeunes venus assister à la rencontre : « je suis disposé à vous écouter, à entendre vos points de vue, à partager vos préoccupations, et à engager avec vous un dialogue constructif, afin de répondre au mieux à vos attentes, à vos ambitions et à vos aspirations ».

Macky Sall à la jeunesse sénégalaise: « je serai toujours à vos côtés, à la recherche de solutions à vos problèmes »

« Je veux surtout que vous compreniez que quelles que soient les difficultés, quelles que soient les circonstances, l’Etat ne vous abandonnera pas. Je reste plus que jamais déterminé à poursuivre le combat. Je serai toujours à vos côtés, à la recherche de solutions à vos problèmes », renchérit-il. Toutefois, souligne le président de la République, « la lutte contre le chômage des jeunes est une bataille de longue haleine qui ne se gagne pas en un seul jour ».

Actusen.sn

Barthlémy Diaz : « Cette intimidation, cette peur, cette terreur ne passeront pas »

Macky Sall est averti. “Il a intérêt à organiser les élections locales au plus tard, en janvier 2022 s’il ne veut pas revivre les événements de mars dernier”. La mise en demeure porte les empreintes du maire de Mermoz/Sacré-cœur.  En déplacement aux Parcelles Assainies, ce samedi, Bathlémy Diaz a été catégorique. « Cette intimidation, cette peur, cette terreur ne passeront pas ». Pour lui, Macky Sall ne prévoit pas d’organiser une élection durant son magistère et c’est la raison pour laquelle il a invité l’opposition à se tenir et à résister face  « à cette énième forfaiture.  Macky Sall ne prévoit pas d’organiser des élections durant son mandat, il est dans cette logique ».

Mais, avertit-il, « il faut qu’il soit dit et retenu que si les élections locales ne se tiennent pas, au plus tard en janvier 2022, on trouvera un autre mécanisme pour rétablir la démocratie au Sénégal. Macky Sall doit savoir que ces élections auront lieu dans tous les cas, sinon il devra faire face à la population ».

Barthlémy Diaz est aussi revenu sur le cas des nervis armés qui circulaient dans les rues de Dakar lors des manifestations de mars dernier. Et c’est pour dire à qui veut l’entendre qu’ils n’accepteront plus qu’un « régime en déperdition, un régime liberticide se permette de recruter des nervis, de les armer pour s’en prendre à la population ».

Sur l’éventuelle suppression de la ville de Dakar, le maire de Mermoz/Sacré-cœur est aussi déterminé. A l’en croire, « la ville de Dakar ne disparaitra pas et Khalifa Sall est candidat pour la Mairie ».

Actusen.sn

Jaraf Ndao, responsable Apr des Hlm : “nous demandons, solennellement, au Président Sall d’arrêter le virus Diouf Sarr, avant que le Parti ne soit contaminé ; sinon…”

La mise en garde est claire, nette et sans ambages. Elle porte les empreintes de Jaraf Ndao, responsable de l’Alliance pour la République, dans la Commune des Hlm et est dirigée contre le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr.

En effet, le premier nommé, qui n’a pas goutté au fait que le second se soit rendu dans son fief, aux fins, dit-il, de chercher à le déstabiliser, avertit le Président de l’Apr en ces termes : “si le maire de Yoff remet les pieds dans ma Commune aux fins de déstabiliser mes bases, il le regrettera pour le restant de sa vie”.

Poursuivant, Jaraf Ndao renchérit : “j’ai voulu passer pour un militant responsable, discipliné, comme nous le suggère, tous les jours, le Président Macky Sall. Mais je puis vous assurer que si Abdoulaye Diouf Sarr réédite son outrecuidance de ce jour, tout le monde verra que ce ne sera plus jamais une partie de plaisir pour lui”.

Selon Jaraf Ndao, “il (Ndlr : Macky Sall) nous a appris à être des militants responsables, calmes et sereins. Mais nous lui demandons, solennellement, d’arrêter le virus Diouf Sarr, avant que le Parti ne soit contaminé”. Car, ajoute le responsable Apr des Hlm, “si aujourd’hui, nous avons laissé passer la forfaiture Abdoulaye Diouf Sarr, ce ne sera plus le cas, s’il récidive son acte de ce jour”.

“Je savais que Abdoulaye Diouf Sarr a, avec dire la vérité, un conflit de longue date. Mais ce qui me fend le cœur,  quand je vois Abdoulaye Diouf Sarr défier, publiquement, le Président Macky Sall“

Quand le maire Abdoulaye Diouf Sarr fait savoir à Mame Diarra Thiaré, que “quiconque vous dit qu’il vous a offert le billet pour La Mecque, vous raconte une contrevérité, car le billet en question vous a été octroyé par le Président Macky Sall”, Jaraf Ndao lui rétorque : “si c’est pour me mettre en mal avec Mame Diarré Thiaré, Abdoulaye Diouf Sarr a pédalé dans le vide, car c’est moi qui lui ai remis les premières cartes de l’Apr qu’elle a vendues”.

Car, ajoute Jaraf Ndao, “c’est à moi que le Président Macky Sall avait remis le billet. Mais puisque, l’année dernière, je suis allé à La Mecque, et Mame Diarra Thiaré est l’une de mes plus fidèles compagnons, j’ai pris la décision de lui offrir le billet en question. D’autant qu’elle a sué sang et eau pour massifier le Parti. Elle le mérite, amplement, eu égard à son travail inlassable pour le Parti”.

Pour rappel, prétextant une visite pour rendre hommage à Mame Diarra Thiaré qui a bénéficié d’un billet pour La Mecque de la part du Président de l’Apr, Abdoulaye Diouf Sarr en a profité pour faire un saut aux Hlm, précisément aux Hlm Montagne et jeter une grosse pierre dans le jardin de X. Pour ce faire, l’édile de Yoff a voulu faire comprendre à Mame Diarra Thiaré que ce n’est nullement Jaraf Ndao, son responsable local, qui lui a offert le billet de la controverse.

Dans tous les cas, ce dernier de revenir à la charge : “je savais que Abdoulaye Diouf Sarr a, avec dire la vérité, un conflit de longue date. La preuve, on garde encore vivace dans la mémoire la contrevérité grossière autour de sa fameuse liste de dix maires. Et c’est toujours son goût prononcé pour la contrevérité qu’il a dit à Mame Diarra Thiaré ce qu’il lui a dit”, affirme-t-il.

Par contre, souligne Jaraf Ndao, “ce qui me fend le coeur, c’est quand je vois Abdoulaye Diouf Sarr défier, publiquement, le Président Macky Sall. Et ce, sans que rien ne lui arrive. Comme s’il était un intouchable”.

Actusen.com

5 points inscrits à l’ordre du jour de la conférence de presse du Frn, ce mercredi : la grosse crainte de l’opposition

Le Front de résistance nationale compte faire face à la presse, ce mercredi, pour se prononcer sur la tenue des prochaines élections locales. Mais selon “Source A”, dans sa parution de ce mercredi, ce n’est pas seulement le fait que ces élections territoriales soient repoussées d’un deux mois alors qu’ils veulent qu’elles se tiennent au plus tard en décembre 2021  qui les préoccupe.

Le Frn craint surtout que le nouveau calendrier impacte sur la tenue des élections législatives, au point que Macky Sall puisse repousser la tenue de celles-ci. D’ailleurs, le Front de résistance nationale, qui abordera 5 points lors de sa conférence de presse, va fortement insister sur l’exigence de faire tenir les Législatives à date échue.

Actusen.sn

Tenue des élections locales : le Frn campe sur sa position et donne ses raisons

L’opposition réunie au sein du Front de résistance nationale est plus que déterminée pour la tenue des élections locales en décembre 2021. D’ailleurs, selon elle, il est hors de question de repousser encore une fois ces élections. En effet, les camarades de Moctar Sourang sont convaincus que techniquement ces joutes peuvent avoir lieu en fin de cette année. Et face à la presse ce mercredi, l’expert dudit front dans le domaine des élections par ailleurs tête de file des émissaires à la commission politique du dialogue national a exposé ses arguments.

«Il existe quatre étapes nécessaires pour organiser des élections. La première étape c’est l’audit du fichier pour 90 jours et se termine en mi-mai, l’évaluation du processus électoral pour 60 jours devant finir en fin mai. Les résultats de ces deux opérations et ceux du dialogue politique vont impacter le code électoral et le code des collectivités territoriales c’est pourquoi il y a une seconde étape qui va concerner la revue du code électoral et celle des collectivités locales et certains points en suspend, qui seront discuter pour une durée de 30 jours», a d’emblée expliqué Saliou Sarr.

Après la revue exceptionnelle des listes électorales, renchérit-il, «une durée de 60 jours sera consacrée essentiellement à l’inscription des jeunes qui atteindront l’âge de voter. Et cela a été une proposition de l’administration en charge de l’organisation des élections. Enfin, une 4e étape qui sera consacrée aux dépôts de candidatures et c’est le code électoral qui a prévu 80 à 85 jours avant la date des élections».

Ainsi, estime-t-il, «si nous faisons la récapitulation  de ces différents délais, on tombe à 7 mois 25 jours donc, un peu moins de 8 mois. Si l’on prend comme date de départ le 2 avril 2021 comme d’évaluation du processus, on voit bien que techniquement nous pouvons bel et bien organiser les élections locales au mois de décembre 2021 au plus tard».

Seynabou FALL (Actusen.sn)

Détournement de fonds européens dédiés à la migration: Macky Sall parle d’affabulation

Le président sénégalais, Macky Sall, a démenti, vendredi, l’existence de fonds européens mis à la disposition du Sénégal dans le cadre de la gestion du phénomène migratoire, estimant qu’il s’agissait d’une affabulation.

‘’Il n’y aucun crédit que l’Union européenne met à la disposition du Sénégal pour la migration. C’est une affabulation. C’était de la mauvaise information, de la diffamation qui a été distillée contre le gouvernement du Sénégal’’, a-t-il dit lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez en visite officielle à Dakar.

‘’Croyez-vous que l’UE va mettre des centaines de millions d’Euros à la disposition du Sénégal, qui va les dissimuler pour les détourner. C’est totalement irresponsable’’, s’est élevé Macky Sall.

En janvier, Boubacar Séye, président de l’ONG Horizons Sans Frontières, a été arrêté et inculpé pour “diffusion de fausses nouvelles”.

Cette arrestation faisait suite à une demande de reddition de comptes sur l’utilisation de supposés fonds de l’UE destinés à lutter contre la migration irrégulière au Sénégal.

Le président de cette ONG a depuis bénéficié d’une liberté provisoire.

BHC/AKS

Pedro Sanchez en visite au Sénégal

Le président du gouvernement espagnol a été accueilli, ce vendredi 9 avril à Dakar, par le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.

L’émigration clandestine est au centre de cette visite officielle. Car en Afrique de l’Ouest, les côtes sénégalaises sont un point de départ privilégié des migrants vers l’Europe et surtout l’Espagne. C’est pourquoi Pedro Sanchez a reconnu que « le Sénégal est un partenaire essentiel dans la gestion de la route de l’Atlantique ».

Dans son discours, le président du gouvernement espagnol a annoncé la signature par les deux entités d’ « une déclaration commune et de deux protocoles d’accord ».

Objectif : renforcer les « relations bilatérales dans ce domaine » avec le Sénégal pour « une migration sûre, ordonnée et régulière ». Dans ce sens, M. Sanchez a remercié « la Police et la Garde civile espagnoles déployées au Port autonome de Dakar », tout en soulignant que « leur collaboration avec les autorités sénégalaises est essentielle pour lutter en première ligne contre l’immigration irrégulière ».

De son côté, le président Macky Sall a affirmé que l’Espagne est « un partenaire majeur avec lequel (son pays) entretient des relations dynamiques, confiantes et multiformes ». Le chef de l’Etat sénégalais a également salué « les excellents résultats de cette visite ».

Outre ce dossier important, M. Sanchez s’est rendu au Sénégal pour soutenir « la présence d’entreprises espagnoles dans la région » ouest-africaine.

En effet, Madrid fait la promotion « de nouvelles formes de collaboration » qui pourraient contribuer efficacement « à la reprise et à la croissance » post-Covid. Pour le Royaume d’Espagne, l’Afrique est « un continent aux grandes possibilités ».

ID/APA