Le Bénin passe au révélateur

Episode 3 : Le social

Le social a constitué l’un des principaux points de discorde entre l’opposition et le régime au pouvoir au Bénin. Et pourtant, sans être la principale cible des investissements du programme d’action gouvernemental, ce volet n’a pas été négligé. Il faut, pour commencer, comprendre que toutes les actions ont un impact social. C’est par exemple le cas pour les entreprises. La création d’une entreprise a un impact social direct qui est la création d’emplois directs et indirects. Sachant que les autorités béninoises ont facilité la création d’entreprise, on peut en déduire qu’elles ont également facilité la création d’emplois. 

Par ailleurs, le président Patrice Talon a réalisé des investissements conséquents dans le secteur social. Il suffit, pour s’en rendre compte, de se documenter sur le programme « Assurance pour le Renforcement du Capital Humain » (ARCH) qui vise à accorder une assurance maladie universelle à la population mais également à fournir un mécanisme d’épargne-retraite pour les travailleurs du secteur informel. En pleine mise en place, cette initiative est inédite dans la grande majorité des pays du continent africain et place le Bénin sur le même pied d’égalité que de nombreuses nations occidentales en matière de participation de l’administration au bien-être social. il faut parler des personnes qui profitent aujourd’hui déjà de ARCH. Actuellement, environ 200 000 personnes se trouvant en dessous du seuil de pauvreté bénéficient, grâce à cette initiative, de soins de santé gratuits, avec leur CNI biométrique.

D’un autre côté, grâce à un plan d’action bien structuré, les autorités ont réalisé des investissements importants dans le secteur de la santé. Pour garantir l’accès aux soins de santé sous les mesures d’exemption de paiement de soins et de protection sociale des populations vulnérables, le Gouvernement a investi plus de 43 milliards FCFA entre 2016 et 2020. De plus, environ 115 milliards FCFA ont été consacrés à la construction d’un centre hospitalier universitaire à Abomey-Calavi. Avec une capacité de plus de 436 lits, il devrait constituer par sa taille (47 000m2) le premier établissement public de santé du Bénin et permettra de renforcer la capacité de soins du pays.

Il faut également souligner les programmes de microcrédit mis en place par les autorités pour financer les différents projets d’entreprises des femmes béninoises. Ce programme couplé à d’autres stratégies de renforcement du filet de protection social, a permis de faire reculer le taux de pauvreté qui est passé de 40,1% en 2015 à 38,2% en 2020 selon la Banque mondiale.  

 Enfin, le projet de construction de logements sociaux à Ouèdo, est l’un des principaux symboles des aspirations du gouvernement sur le plan social. Le projet prévoit la construction de 20 000 logements sociaux dans la commune d’Abomey-Calavi. Proche d’être livré, il a été visité par une mission de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) dont la délégation s’est montré dithyrambique envers le projet.

Assainissement réussi du paysage politique béninois

La preuve de l’expertise chirurgicale de Talon qui assaini le paysage politique national

Alors qu’il prenait le pouvoir en 2016, le paysage politique national était caractérisé par l’existence d’une kyrielle de partis politiques. Plus de 250. Un multipartisme intégral qui littéralement   encourageait malheureusement la multiplication des clubs électoraux, l’affairisme politique et le désordre électoral et l’argent roi. Pour mettre fin à ce multipartisme sauvage, indécent et qui nuit au développement du pays, le président Patrice Talon a pris sur lui, conformément à son programme d’actions de gouvernement, de mettre en oeuvre la réforme du système partisan. Cinq ans après la mise en oeuvre courageuse de cette réforme qui aura déchaîné toutes les passions et susciter moult controverses et oppositions, les fruits ont nettement tenus la promesse des fleurs. La preuve toute simple en est que les clubs d’amis politiques aux intérêts concentriques ont laissé place à de grands ensembles politiques qui aujourd’hui permettent une meilleure situation  des partis sur l’échiquier politique national. Mieux, la disparition des partis politiques à caractère régionaliste à la faveur de la mise en oeuvre de cette réforme du système partisan contribue aujourd’hui à renforcer l’unité nationale et l’esprit-nation. Et ça on peut en être fiers.

Dans un autre registre, il faut souligner sans équivoque que loin de s’enfermer dans un système de pensée unique, en bon démocrate, le Président Patrice Talon, a ouvert le jeu politique en renforçant les capacités d’actions et d’autonomie financière de l’opposition à travers l’actualisation de la charte de l’opposition. Une démarche assez  responsable qui permet aujourd’hui à l’opposition de mieux s’affirmer en toute liberté et dans les règles définies par la loi sans y être inquiétée. À cela s’ajoute la mise en place d’un nouveau code électoral qui donne un accès libre à tous les partis politiques légalement constitués, sans exclusive, de participer à toutes les joutes électorales. 

Des réformes toutes aussi courageuses que pertinentes qui aujourd’hui ont contribué à renforcer les acquis démocratiques et donner une nouvelle vitalité aux partis politiques de l’opposition comme de la mouvance. Face à cette évidence, on se demande pourquoi on semble accuser le régime Talon de dictature. Selon toute vraissembance, il ne s’agit que de pure affabulations de personnes en manque d’inspiration qui, voulant tuer leur chien (ou ce qu’il croient à tort être leur chien), l’accuse tout simplement de rage. sinon, l’évidence s’impose à tous. Patrice Talon est un fin démocrate qui s’est évertué au cours de son premier quinquennat à renforcer les fondamentaux de la démocratie béninoise. Et visiblement, tout amène à dire que son deuxième quinquennat qu’il vient de briguer avec brio s’annonce très radieux car aujourd’hui plus qu’hier la démocratie béninoise se portera encore mieux. En toute responsabilité.

Jean Kpingla

Selon les partis politiques, le taux de participation semble proche des 50%

Malgré les inquiétudes suscitées par la possibilité d’une abstention massives, les premiers chiffres contredisent les prédictions concernant les bureaux de votes déserts.

Au Bénin, selon les chiffres compilés par les partis politiques, le taux de participation dans les communes oscille entre 49 % et 65%, selon les compilations des résultats réalisées par les partis politiques, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du dimanche 11 avril 2021. Les estimations rapprochent le taux de participation national des 64,03 % observés au premier tour des présidentielles de 2016.

Déjà, lorsque la plateforme électorale des Organisations de la Société Civile (OSC) a estimé le taux de participation à environ 27%, le gouvernement avait prévenu qu’il fallait attendre les chiffres de la CENA qui seraient plus réalistes. En attendant ces derniers, les chiffres publiés par les partis politiques viennent contredire une certaine doxa véhiculée par l’opposition selon laquelle les bureaux de votes étaient déserts. 

Au final les chiffres de la participation devraient surprendre à la fois les médias internationaux et la société civile qui avaient annoncé une élection totalement boycottée. 

Ouattara, Tshisekedi, Kagame… Les chefs d’État attendus pour le sommet sur les économies africaines à Paris

Le 18 mai, Emmanuel Macron organise à Paris un sommet sur le financement des économies africaines, mises à mal par la crise sanitaire. Quel dirigeants y assisteront, et quelles seront les questions abordées ?

Le 18 mai, un sommet de chefs d’État portant sur le financement des économies africaines sera organisé à Paris. Objectif affiché de l’Élysée : « donner un gros ballon d’oxygène » aux pays du continent pour surmonter la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19.
Qu’y a-t-il au menu ?

Parmi les pistes à explorer, l’allègement – voire, comme l’avait souhaité Emmanuel Macron en avril 2020, l’annulation – de la dette, ou un soutien exceptionnel du FMI par le biais des droits de tirage spéciaux. Il devrait, aussi, être largement question du financement du secteur privé africain.

Parmi les présidents invités à Paris : l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Sénégalais Macky Sall, le Congolais Félix Tshisekedi, le Nigérian Muhammadu Buhari, le Rwandais Paul Kagame, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, l’Angolais João Lourenço, le Kényan Uhuru Kenyatta, le Guinéen Alpha Condé ou encore le Congolais Denis Sassou Nguesso. La plupart d’entre eux avaient signé une tribune appelant à soutenir l’Afrique face à la pandémie (ce texte avait été publié, le 15 avril 2020, par Jeune Afrique et le Financial Times).

Seront également présents Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, et Akinwumi Adesina, celui de la Banque africaine de développement (BAD).

Outre Emmanuel Macron, prendront part à ce sommet plusieurs dirigeants européens, ainsi que des représentants de pays du G7, du G20 et d’institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OCDE, Berd…).

Les modalités de ce sommet dépendront de l’évolution de la situation sanitaire en France. Les organisateurs espèrent que les échanges – sous la forme d’un déjeuner, puis d’une conférence – auront lieu en présentiel, au Grand Palais éphémère, sur le Champ-de-Mars, un bâtiment provisoire encore jamais utilisé.

Pour préparer cette rencontre, les autorités françaises travaillent étroitement avec les quatre envoyés spéciaux de l’UA chargés de mobiliser des fonds contre le Covid-19 : Tidjane Thiam, Donald Kaberuka, Ngozi Okonjo-Iweala et Trevor Manuel.

RDC: pourquoi 57 membres dans le gouvernement d’«Union sacrée» du président Tshisekedi?

En RDC, les membres du nouveau gouvernement sont enfin connus. Le premier gouvernement de l’« Union sacrée » souhaitée par le président Tshisekedi est composé de 56 membres et de son Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde. C’est dix de moins de la précédente équipe. Mais cela reste au-delà de ce qui était espéré. Il y avait beaucoup de critères à concilier, selon le chef du gouvernement.Le Premier ministre l’a dit lors de sa conférence de presse lundi 12 avril. Il avait espéré passer sous la barre des 50 ministres. C’était une demande la société civile, au vu des maigres ressources de l’État.
Mais finalement, les membres du premier gouvernement de l’Union sacrée sont 57, Premier ministre inclus. Jean-Michel Sama Lukonde l’explique par le fait que l’Union sacrée, c’est la plus grande coalition politique qu’ait connu la RDC. Vingt-quatre regroupements politiques. Mais des personnalités, notamment de la société civile, ont aussi été recrutées. C’est notamment une représentante de la société civile, Rose Mutombo, présidente du cadre de concertation de la femme congolaise (Cafco) qui devient ministre de la Justice.80% de nouveaux arrivants dans le gouvernementIl reste donc encore beaucoup de dédoublement de portefeuilles ou d’attributions qui se chevauchent quand l’efficacité était aussi un critère.
Un ministre sur cinq seulement faisait partie de l’ancienne équipe et ceux qui ne sont pas reconduits proviennent aussi bien de la coalition présidentielle que de celle de son prédécesseur. Font leur entrée dans ce gouvernement des proches des opposants Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba. Les deux fondateurs de la coalition Lamuka prennent chacun un poste de vice-premier ministre. Christophe Lutundula, proche de Moise Katumbi, prend la tête de la diplomatie. Quant à Ève Bazaiba, la secrétaire générale du MLC de Jean-Pierre Bemba, elle est chargée des questions environnementales.
Pour les deux autres postes de vice-premier ministre, ce sont Jean-Pierre Lihau, premier à avoir claqué la porte du PPRD, le parti de Joseph Kabila pour rejoindre l’union sacrée qui est chargée de la fonction publique et Asselo Okito Daniel qui prend les portefeuilles de l’Intérieur, la Sécurité, la Décentralisation et les Affaires coutumières.Une attention particulière sur la représentativité des femmesDans les postes-clés, l’allié de la première heure, l’UNC de Vital Kamerhe, garde le Budget et y a installé Aimé Boji, son secrétaire général. Nicolas Kazadi, ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi, prend lui les Finances. Le ministère de la Communication revient à Patrick Muyaya, membre du parti Lumumbiste unifié. C’est l’une des personnalités du groupe de réformistes appelé G13.
Parmi les motifs qui avaient retardé l’annonce de ce gouvernement, il y avait le critère de représentativité des femmes. Elles représentent finalement 27% de ce gouvernement et certaines ont des postes-clés comme la vice-primature chargée de l’Environnement, la Justice ou les Mines. Les vingt-six provinces du pays sont représentées.