Projet Gta : les caissons de protection du site gazier installés à partir du mois de juin prochain (Dg de Eiffage Marine)

Les caissons devant être posés sur le site gazier du projet Grand Tortue Ahmeyim, à la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, seront installés à partir du mois de juin prochain. L’annonce a été faite, ce vendredi par le directeur de Eiffage Génie Civil Marine à Dakar.

«La mise à l’eau du premier caisson est prévue dans les prochains jours, son déplacement va se faire fin mai. Nous considérons que la bonne période pour l’installation sur le site est la période comprise entre juin et octobre compte tenu de la houle», a déclaré Antoine Bidault.

Il s’exprimait, en marge d’une visite effectuée par le Directeur général du Port autonome de Dakar sur le chantier de construction des ouvrages. Il a annoncé qu’une tonne de cailloux avait été déjà mise pour préparer l’assise des caissons qui seront au nombre de 21. A ce jour, dit-il, six ont déjà été fabriqués.

«Ces infrastructures pesant 7 000 tonnes vont protéger les mouvements des navires qui vont briser la houle pour que, derrière, les gens puissent travailler en toute sécurité afin que le gaz soit bien traité», a indiqué M. Bidault.

A l’en croire, «les caissons vont également protéger le gaz naturel qui va être liquéfié ensuite transporté. Toute cette liquéfaction sera amarrée de manière permanente en mer. Donc il faut la protéger. Ce sera le rôle des caissons».

Mansour SYLLA (Actusen.sn)

UEMOA : Légère baisse des taux débiteurs des banques en février

Les taux d’intérêt débiteurs appliqués par les banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à leur clientèle ont connu une légère baisse de 0,02 point de pourcentage au mois de février 2021 comparé au mois précédent, selon l’enquête sur les conditions de banque réalisée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cette enquête révèle en effet que hors charges et taxes, le taux débiteur moyen calculé à l’échelle de l’UEMOA est ressorti à 6,24% contre 6,26% au mois de janvier 2021. Quant aux taux d’intérêt créditeurs des dépôts à terme, ils se sont établis à 5,20% durant la période sous revue contre 5,38% en janvier 2021, soit une baisse de 0,18 point de pourcentage.

Sur le marché monétaire régional, le montant moyen des soumissions sur le guichet hebdomadaire des adjudications s’est établi à 3.539,6 milliards de FCFA en février 2021 contre 3.534,2 milliards de FCFA en janvier 2021, soit une légère hausse de 0,2%. Selon l’institut d’émission, ces adjudications sont réalisées depuis le 27 mars 2020 à taux fixe, à savoir le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres qui a été ramené à 2,0% à compter du 24 juin 2020. … suite de l’article sur Autre presse

Oignon: L’inter-profession suspend l’approvisionnement du marché local

L’interprofession de la filière oignon du Sénégal a décidé de suspendre à partir de lundi, et pour une semaine, l’approvisionnement du marché national afin de permettre aux commerçants d’épuiser leurs stocks, a appris l’APS, jeudi, de son président, Mamadou Bâ.

‘’Nous avons décidé d’arrêter la distribution d’oignon à l’intérieur du pays à partir de dimanche minuit. Mais nous allons continuer à approvisionner la sous-région’’, a-t-il notamment déclaré à l’issue d’une rencontre des acteurs de la filière, à Potou, une localité du département de Louga (nord).

Il a assuré que plus aucun camion ne sortira pendant une semaine des centres de stockage du pays, dans la mesure où le marché est suffisamment approvisionné.

’’Des dizaines de camions sont actuellement dans l’impossibilité de décharger en raison d’un manque d’espaces de stockage. Cette situation est l’origine de la chute du prix du produit qui est passé de 200 à 125 francs le kilo’’, a-t-il déploré.

‘’Nous avions déjà pris cette décision, il y a quelques temps. Cela nous avait permis de vendre l’oignon sur le marché. Le marché est de nouveau saturé et il nous faut arrêter l’approvisionnement à nouveau’’, a insisté Bâ.

Outre cette suspension, un mémorandum sera rédigé et adressé au gouverneur de la région de Louga, en plus d’une tournée nationale de sensibilisation des acteurs.

Le président de l’interprofession oignon a ainsi informé qu’une rencontre sera organisée avec le ministère du Commerce et l’Agence de régulation des marchés pour l’application de ces mesures prises.

‘’Nous comptons aussi discuter avec les acteurs de l’agrobusiness, car nous voulons qu’ils gèlent la commercialisation de leurs oignons le temps de nous permettre d’écouler notre production ‘’, a-t-il ajouté.

‘’Chaque année, nous rencontrons ce genre de difficultés, mais la situation a empiré cette fois-ci à cause d’une concurrence déloyale des acteurs de l’agrobusiness’’, a de son côté regretté le président du collège des producteurs d’oignon du Sénégal, Boubacar Sall.

‘’L’autre problème est que nous n’avons pas reçu d’appui des autorités étatiques, surtout dans ce contexte de pandémie où nous avons perdu 35% de notre production’’, a-t-il soutenu non sans demander à la tutelle de les aider à acquérir des magasins de stockage adaptés à la chaleur des différentes zones de productions.

SK/AKS

Macky Sall appelle à dynamiser la relance économique

Le président Macky Sall a appelé le gouvernement à asseoir de manière dynamique la relance de l’économie nationale dans une perspective d’intensification des projets de formation professionnelle, de promotion de l’entrepreneuriat et de création d’emplois.

’’Le chef de l’Etat, appréciant positivement le taux de croissance actualisé à 1, 9% en 2020 dans un contexte international de récession dû à la pandémie de Covid-19, invite le gouvernement à asseoir de manière dynamique la relance de l’économie nationale, conformément aux orientations du Programme d’Action Prioritaire PAP2A, dans une perspective d’intensification des projets de formation professionnelle, de promotion de l’entreprenariat et de création d’emplois’’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi.

’’Le président de la République demande, dès lors, au Gouvernement d’accentuer les efforts budgétaires et les réformes sectorielles, d’optimiser les projets et financements de la coopération internationale, ainsi que les partenariats avec le secteur privé national et international’’, a-t-on appris par la même source.

Elle indique que le président de la République a souligné la nécessité d’accorder une attention prioritaire à l’amélioration de l’environnement des affaires et à l’attractivité du Sénégal aux investissements directs étrangers (IDE).

A ce sujet, Macky Sall a rappelé au gouvernement, l’impératif de finaliser, les mesures restantes de la feuille de route Doing Business 2021.

’’Sur la nécessaire émergence des zones économiques spéciales comme sites d’innovation, d’industrialisation et de création d’emplois, le chef de l’Etat invite le gouvernement, à intensifier l’attractivité des quatre (04) Zones économiques spéciales (ZES), actuellement créées au Sénégal’’, fait-on savoir dans le communiqué.

Le document a, dans ce cadre, relayé la demande faite aux ministres en charge des Domaines et de l’Urbanisme, de veiller à la préservation foncière des sites « ZES » et au respect de leurs vocations en matière, notamment, de transferts de technologies, de développement industriel et de création d’emplois dans les localités d’accueil.

Vers la reprise du bras de fer entre l’Etat sénégalais et la norvégienne PetroNor

Le Sénégal envisage de devenir un producteur de pétrole, d’ici 2023. Si la production doit démarrer par le champ Sangomar, d’autres périmètres importants doivent aussi entrer en production. Cependant, ils font l’objet de disputes de nature à empêcher le bon déroulement de leur développement.

Après plusieurs dialogues avec Dakar pour trouver un accord sur le différend qui les oppose, depuis deux ans, sur les licences Rufisque Offshore Profond (ROP) et Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP), la norvégienne PetroNor a annoncé qu’aucune avancée notable n’a été réalisée. La société a décidé de reprendre le processus d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

En effet, en mai 2020, PetroNor et le Sénégal s’étaient entendus pour suspendre ledit arbitrage sur une période de six mois afin de parvenir à un résultat satisfaisant pour les deux parties, grâce à un règlement à l’amiable, mais sans succès.

Pour rappel, la compagnie qui contrôle ROP et SOSP à hauteur de 90%, revendique le titre de propriété des périmètres, après que les autorités sénégalaises ont révoqué ses droits sur place pour manquement présumé aux obligations d’exploration. Il faut savoir que ces blocs d’une superficie de 14 216 km2 font partie des plus importants en matière de prospectivité dans le pays.

« Nous avions espéré une issue différente, compte tenu de nos efforts proactifs et flexibles et de l’avancement des discussions au cours des derniers mois. Cependant, nous n’avons pas été en mesure de trouver un terrain d’entente. Les négociations ont sans aucun doute été entravées par l’impossibilité de se rendre à Dakar, en raison de la pandémie et les changements ministériels tout au long des négociations. La force de notre position n’a pas changé, et nous allons maintenant faire avancer les choses par des canaux indépendants. Nous restons également ouverts à un réengagement si le gouvernement peut proposer une solution qui soit mutuellement bénéfique pour notre société et le peuple sénégalais », a expliqué Eyas Alhomouz, président de PetroNor.

PetroNor, qui est cotée à Oslo, avait également initié une procédure arbitrale en Gambie pour protéger ses 100% d’intérêts sur les blocs A1 et A4, car le gouvernement avait donné l’ordre à la société de quitter ses eaux. Ceci, parce que l’entreprise n’a pas respecté ses engagements de travail. En fin de compte, la société a réussi à conclure un accord avec les autorités gambiennes pour conserver la licence A4, mais a renoncé à faire toute réclamation liée au droit de propriété sur le bloc d’exploration A1.

Outre le Sénégal, PetroNor possède également des actifs au Congo, en Gambie et au Nigeria.

Sénégal: la BM s’investit pour l’accès universel à l’électricité

La Banque mondiale va allouer 300 millions de dollars, soit plus de 165 milliards FCFA pour financer l’accès universel à l’électricité.

Le Sénégal est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’accès universel à l’électricité d’ici 2025. En effet, la Banque mondiale vient de lui accorder le tiers de la totalité du financement requis pour la réalisation de ce programme.

Dans un communiqué parvenu ce mercredi à APA, l’institution de Bretton Woods informe qu’elle prépare deux projets additionnels avec le gouvernement du Sénégal pour atteindre ce but. Tout d’abord un projet régional qui permettra de raccorder les localités situées dans le périmètre des postes construits dans le cadre du Projet OMVG (Organisation pour la mise en Valeur du Fleuve Gambie). Mais également un projet national, en cours d’identification.

« Ces nouvelles interventions permettront d’électrifier une portion significative des 24% des ménages actuellement sans accès à l’électricité et de les sortir de la pauvreté », a déclaré le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, la Gambie et Cabo Verde, Nathan Belete.

Pour ce dernier, le défi à relever pour la réalisation de cette grande ambition n’est pas seulement la mobilisation du financement, mais c’est surtout le défi de la mise en œuvre. A l’en croire, cela passera par un renforcement institutionnel en termes d’organisation, de coordination, de contrôle et de suivi.

Le responsable de la BM a en outre salué les efforts qui ont permis d’atteindre « un niveau d’électrification enviable de l’ordre de 76 %, là où les pays de l’Afrique sub-saharienne ont pu apporter l’électricité à seulement deux cinquièmes (2/5) de leur population ».

Rappelant le rôle essentiel de l’électricité dans le développement et la transformation économique, Nathan Betele a soutenu que l’accès universel est une opportunité historique pour le pays pour atteindre l’émergence à l’horizon 2035.

En effet, souligne-t-il, en plus d’améliorer la qualité de vie des ménages, l’électrification est une condition essentielle au développement d’activités productives génératrices de revenus et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. Elle permet également l’amélioration et la résilience de certains services publics essentiels comme l’éducation et la santé.

C’est pourquoi, au-delà des projets précités, son organisation accompagne actuellement le Sénégal pour atteindre l’objectif d’accès universel à travers d’autres projets que sont : le Projet d’Appui au Secteur de l’Électricité (PASE) et le Projet d’interconnexion régionale OMVG sans oublier le Projet régional Manantali 2.

Les deux projets nommés totalisent un financement de 200 millions de dollars. Ils permettront d’améliorer la couverture électrique du pays et de raccorder au réseau de nouvelles localités à travers la construction de dorsales moyenne tension notamment dans le sud et de lignes haute tension reliant le pays à ses voisins et au Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest Africain.

ARD/cgd/APA