Les doubles standards de Reporters Sans Frontières

Les doubles standards de Reporters Sans Frontières

114e dans le dernier classement de Reporters Sans Frontières, le Bénin est littéralement pris à partie par l’ONG qui en fait l’archipel du goulag journalistique où les journalistes n’ont littéralement pas le droit à la parole. Pourtant, la France est 34e alors qu’il n’y a pratiquement pas de média d’opposition.

Au plan africain, les 2 pays références du continent, respectivement la Namibie et le Cap-Vert, ont tous les deux perdus une et deux places. D’une manière générale, RSF ne comprend pas que les restrictions de la pandémie ont imposé, non seulement à tous les corps de métiers mais aussi à toute la population de la planète. Face à un virus inconnu de la planète, des mesures spéciales ont dû être prises et continuent de se renouveler. 

De toutes les manières, l’ONG considère que l’Afrique est le continent le plus violent pour le journalisme alors que les 4 derniers pays du classement sont la Chine, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Erythrée. Un pays africain sur quatre donc. Concernant le Bénin, Reporters Sans Frontières oublie de mentionner que le code du numérique, tant critiqué, ne vise pas les journalistes et que la loi régulant la presse au Bénin ne prévoit aucune mesure entrainant la censure. 

Sans remettre en cause le travail de l’équipe responsable de ce classement, on peut sans grand doute dire qu’elle n’a pas réellement étudié le  pays en profondeur. Et c’est le mal de nombreuses ONG qui ne jugent le Bénin que par le prisme d’Internet.

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