UEMOA : Légère baisse des taux débiteurs des banques en février

Les taux d’intérêt débiteurs appliqués par les banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à leur clientèle ont connu une légère baisse de 0,02 point de pourcentage au mois de février 2021 comparé au mois précédent, selon l’enquête sur les conditions de banque réalisée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cette enquête révèle en effet que hors charges et taxes, le taux débiteur moyen calculé à l’échelle de l’UEMOA est ressorti à 6,24% contre 6,26% au mois de janvier 2021. Quant aux taux d’intérêt créditeurs des dépôts à terme, ils se sont établis à 5,20% durant la période sous revue contre 5,38% en janvier 2021, soit une baisse de 0,18 point de pourcentage.

Sur le marché monétaire régional, le montant moyen des soumissions sur le guichet hebdomadaire des adjudications s’est établi à 3.539,6 milliards de FCFA en février 2021 contre 3.534,2 milliards de FCFA en janvier 2021, soit une légère hausse de 0,2%. Selon l’institut d’émission, ces adjudications sont réalisées depuis le 27 mars 2020 à taux fixe, à savoir le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres qui a été ramené à 2,0% à compter du 24 juin 2020. … suite de l’article sur Autre presse

Me Khoureychi Ba rend hommage au juge Samba Sall

Dans un post sur son compte Facebook, vendredi, l’avocat Me Khoureychi Ba, a rendu un hommage au Doyen des juges, Samba Sall, rappelé à Dieu, jeudi 8 avril. Une occasion aussi pour la robe noire de revenir sur ses relations avec le regretté, l’affaire Ousmane Sonko, entre autres points.

Au moment où le ci-devant Doyen des Juges notre frère et ami SAMBA SALL effectue pour la dernière fois sur cette vallée des larmes le trajet Dakar-Sokone pour reposer en paix auprès de ses géniteurs arrachés à son affection alors qu’il venait à peine d’arriver au monde, il me plait, en ce 9 Avril de l’an de grâce 2021, de lui rendre un hommage mérité.
Cet hommage a d’autant plus d’importance pour moi que notre toute dernière conversation date justement du 9 Mars, il y a un mois jour pour jour. Ce long entretien aux allures de rétrospective qu’on avait eu dans son cabinet n’a revêtu tout son sens qu’hier à l’annonce de la terrible nouvelle. En fait la façon dont nous nous sommes quittés ce mardi 9 Mars avait été si singulière, si triste, à ce point poignante que, quelque part, la promesse conjointe de nous revoir très bientôt après l’observance par chacun d’une période de repos ressemblait plus à un souci de nous encourager mutuellement à accepter ce nous ne savions quoi de pas très réjouissant, d’indéfinissable, qui se profilait sans s’annoncer, qui menaçait sans gronder, mais qui était devant nous, inévitable, et qui avançait, incontournable…
En sortant du bureau et en laissant “Doyen” assis dans son fauteuil, je n’ai pas eu le courage de me retourner pour le regarder une dernière fois. Je sais que je n’aurais pas eu la possibilité de me maîtriser et encore moins le droit de le pousser à se départir lui aussi de ce calme olympien qui faisait sa force légendaire.

Ousmane Sonko

Dans la foulée de l’inculpation la veille du député Ousmane SONKO, le juge m’avait convoqué ce 9 Mars car il avait à cœur d’en finir une bonne fois avec les interrogatoires de première comparution des deux étudiants de l’Ucad et des deux responsables de Pastef Touba qui restaient sur la liste des personnes à inculper, sans compter une cinquième inculpation pour laquelle il me commettait d’office (un dossier militaire mettant en cause un jeune déséquilibré poursuivi pour avoir incendié un engin blindé dans la caserne de Louga). Les cinq mandats de dépôt émis et signés -tous ceux qui le connaissaient bien savent que c’était l’exercice qu’il jugeait le plus pénible et le plus douloureux de toute sa pratique de juge-, SAMBA SALL engagea la conversation sur les événements, émotions et rebondissements des derniers jours depuis le 3 Mars, à la faveur de la répudiation par le juge MAMADOU SECK du dossier SONKO/SARR.
Je compris très vite qu’il avait un besoin vital, biologique, de parler, de se confier, et que nul mieux que moi n’était plus indiqué en ces instants et dans ce palais désert pour servir de réceptacle et de locuté à ce plaidoyer urbi et orbi.

Surprise

Nous revenait en mémoire cette fameuse visite qu’en compagnie de mon cousin et en même temps son petit-père CHEIKH ISSA SALL ancien Doyen des Juges reconverti Avocat à la Cour, exactement le parcours inverse du sien propre, nous lui rendîmes il y a quelques années dans son cabinet. Issa tenait à nous dire de vive voix ce qui nous unissait et que nous ignorions.
La surprise fut d’autant plus grande pour nous ce jour-là de savoir qu’au-delà de l’amitié élective nous liant depuis des lustres (le jeune étudiant en droit pensionnaire du campus était sous son nom de plume BATHIE SOPI de loin le meilleur lecteur-contributeur et je m’honorais en ma qualité de directeur de SOPI de veiller à la publication chaque semaine de ses articles de qualité, d’un engagement exacerbé et d’un degré élevé de militance qui séduisaient au-delà du Parti de Wade l’ensemble du lectorat du Journal du Changement), eh bien, le lien de sang était plus que jamais là. Le grand frère converti plus tard en confrère cachait en réalité un petit-père!
Que dire de Bathie Sopi? Rien d’autre, sinon que, comme j’aimais à le lui répéter sur un ton provocateur, il pouvait se réjouir de ne pas être contemporain de notre Doyen bien-aimé! Qu’est-ce qu’il aurait pris, le chenapan, en se présentant, qui plus est dans le contexte actuel, comme la muse des activistes d’aujourd’hui !
Après l’épisode du passage au Barreau sanctionné par un bref séjour qui nous a permis de bénéficier des compétences marginales d’un excellent gardien de but qui a sauvé bien de rencontres, cap sur la magistrature son point de chute naturel. Mesurant le périmètre des responsabilités d’un gardien de buts, justement, il avait insisté un jour, au détour d’une conversation, sur le fait qu’il savait ne pas avoir droit à l’erreur et qu’il était conscient que rien ne lui serait pardonné, dans le cadre de l’exercice de sa mission ingrate de doyen des juges d’instruction, la moindre petite défaillance risquant de faire s’écrouler tout l’édifice. Tout comme le goal keeper qui multiplie les exploits dans un match mais qui commet une seule petite erreur qui va en faire basculer l’issue…
Juge le plus controversé de la jeune histoire protéiforme de ce corps du fait qu’en dépit de son hyper médiatisation il demeure en fait méconnu, haï car considéré par paresse comme la face la plus traîtresse d’une princesse vengeresse au service zélé de la comtesse pécheresse, SAMBA SALL mérite au contraire une place à part au panthéon des grands juges.
Le moment venu des témoignages seront faits sur les manifestations les plus visibles de son esprit d’indépendance. Sur sa compétence. Sur sa vaste science.
Qu’il me soit au demeurant permis, s’agissant justement de M. Ousmane SONKO, de rappeler comment il avait pris tout le monde par surprise en l’auditionnant dans son cabinet (à la fin du match amical Brésil-Sénégal le 10 Octobre 2019) en tant que plaignant et partie civile dans l’affaire dite des 94 milliards, pour finir par fixer le montant de la consignation payée dès le lendemain. Lors de ce premier face à face que lui et moi avions organisé dans le plus grand secret en verrouillant l’information avec M. Sonko lui-même et mon excellent confrère Bamba Cissé, les deux hommes au charisme hors du commun n’avaient pas tardé à se rendre compte qu’ils avaient des atomes crochus. Arrivé en retard, le Président de PASTEF lui ayant manifesté le désir de s’acquitter de la prière de ASR, le si redouté Doyen des juges s’empressa, avec un bonheur visible, de lui dérouler le tapis…. En ce 8 Mars 2021 après lui avoir notifié son inculpation et placement sous contrôle judiciaire, SAMBA SALL lui rappela sa prière sur le même tapis en Octobre 2019 et la joie qu’il ressentait pour ainsi dire à la seule vue de cet accessoire!
Ou bien, bien plus près de nous, comment lire sa décision souveraine, personnelle, de déménager pour mettre sa famille à l’abri, de sa propre initiative et sans l’assistance de personne, avant de couper toute possibilité d’être joint pour ne pas avoir à subir des pressions d’un autre âge.
À ce niveau le douloureux souvenir du triste sort réservé au regretté Commissaire Cheikh Sadibou NDIAYE exécuté de sang-froid dans le bureau du célèbre Ministre d’Etat avant d’être jeté dans sa voiture du haut de la falaise des Mamelles ou encore celui de l’explosion du véhicule du commissaire BA en Irak est ressurgi. Et le fait que SAMBA SALL ait tenu à exhumer ce souvenir nest peut-être pas anodin…

Vendredi 5 Mars

Plus extraordinaire, en revenant sur la situation de ce vendredi 5 Mars, le Doyen SAMBA SALL n’a pas caché qu’il était en plein dans un univers onirique, dans une sorte de mauvais rêve en train d’exécuter comme qui dirait un plan conçu ailleurs par des forces extérieures, disons occultes, et qui lui a été dicté à son corps défendant.
Il n’a pas hésité à comparer cette situation à celle vécue par le Prophète Abraham sur le point d’égorger son fils Ismaïla
conformément à une recommandation divine reçue en rêve. C’est tout dire ! Il a ajouté que seul le grand coup donné à la porte de son bureau l’avait tiré de sa torpeur, alors que tel un automate il s’apprêtait de son propre aveu à signer le mandat de dépôt envoyant Ousmane SONKO en prison!
Un large sourire illumina mon visage parce que le destin avait décrété que je fusse l’auteur de ce grand coup suivi par d’autres plus rageurs et de plus en plus violents parce qu’un jeune confrère, Me Souleymane Soumaré, fort comme un taureau s’y était mis aussi.
Le Doyen raconte avoir appelé pour solliciter des renforts, qui arriveront aussitôt sur les lieux, l’hystérie ayant envahi le couloir dans un face à face historique entre des avocats en robe ivres de colère mais déterminés à rejoindre leur client seul dans le bureau avec le juge et son greffier et des molosses du Gign calmes mais prêts à réduire en compote le premier d’entre ces aboyeurs qui manifesterait une simple velléité de faire un pas en direction de la porte du cabinet…
Le plan ayant capoté avec les arrivées successives du Secrétaire de l’Ordre et du Bâtonnier, la réunion de famille tenue dans le cabinet aura permis d’évaluer la quantité de ruse et de malice déployée pour nuire au député Ousmane Sonko et qui avait fini de toute évidence par rebuter un juge aussi patient et accomodant que celui en charge du 8ème Cabinet au point de le pousser à vomir ce dossier répugnant et rempli de vide et de néant. Aussi la décision sera prise de renvoyer sagement la comparution au lundi 8, le constat ayant été fait rétrospectivement que seule une sorte de miséricorde divine était intervenue pour éviter la honte inoubliable de commettre un acte liberticide en ce jour-même, dans la même tranche horaire, où la Cour Suprême, sise à quelques encablures de là, finissait de donner son onction au bien-fondé des griefs de la procédure THIONE BALLAGO SECK C/ Ministère Public.
En ce triste jour, Sokone, sa famille biologique et professionnelle, toute la compagnie judiciaire pleurent SAMBA SALL. Nos condoléances attristées à toutes celles, tous ceux, parents,amis et connaissances qui l’ont apprécié et aimé. Un digne fils du Sénégal, juriste hors-pair, travailleur discipliné et rigoureux, un homme bon, modèle d’éducation, pieux, respectueux et d’une rare humilité. En tout cas les avocats, sa famille de coeur, garderont intact le souvenir de la disponibilité et du grand respect que leur a voués ce grand juge sorti de leurs rangs que nul n’a jamais vu ou entendu s’énerver ou se disputer avec l’un quelconque d’entre eux ou manquer d’égard à un seul justiciable, cet ami au sens de l’hospitalité légendaire qui n’hésitait pas à se plier en quatre pour le confort de ses visiteurs.
À tous points de vue, tu fus bon, Doyen. Puisse l’Eternel des Armées, le Maître des cieux et de la terre, Seigneur des Univers te faire miséricorde et te garder en Son sein dans l’éternité. Repose en paix.

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Émeutes au Sénégal : une commission d’enquête lancée, Ousmane Sonko déjà visé

Un mois après les émeutes qui ont fait treize morts, l’État sénégalais annonce la création d’une commission d’enquête. Mais face à un gouvernement qui rejette déjà la responsabilité sur Ousmane Sonko, l’opposition reste sceptique…

Quatre semaines après les émeutes ayant coûté la vie à treize personnes et plongé le Sénégal – d’ordinaire qualifié d’îlot de stabilité – dans dix jours de chaos, le gouvernement a annoncé jeudi, lors d’une conférence de presse, la mise en place d’une commission d’enquête « indépendante et impartiale pour rétablir toute la vérité dans une dynamique de paix et d’apaisement ». Si aucune échéance n’a, pour l’heure, été communiquée, cette commission aura pour mission de déterminer la présence de « forces occultes » lors des manifestations et de faire la lumière sur la mort des treize manifestants. … suite de l’article sur Jeune Afrique

Détournement de fonds européens dédiés à la migration: Macky Sall parle d’affabulation

Le président sénégalais, Macky Sall, a démenti, vendredi, l’existence de fonds européens mis à la disposition du Sénégal dans le cadre de la gestion du phénomène migratoire, estimant qu’il s’agissait d’une affabulation.

‘’Il n’y aucun crédit que l’Union européenne met à la disposition du Sénégal pour la migration. C’est une affabulation. C’était de la mauvaise information, de la diffamation qui a été distillée contre le gouvernement du Sénégal’’, a-t-il dit lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez en visite officielle à Dakar.

‘’Croyez-vous que l’UE va mettre des centaines de millions d’Euros à la disposition du Sénégal, qui va les dissimuler pour les détourner. C’est totalement irresponsable’’, s’est élevé Macky Sall.

En janvier, Boubacar Séye, président de l’ONG Horizons Sans Frontières, a été arrêté et inculpé pour “diffusion de fausses nouvelles”.

Cette arrestation faisait suite à une demande de reddition de comptes sur l’utilisation de supposés fonds de l’UE destinés à lutter contre la migration irrégulière au Sénégal.

Le président de cette ONG a depuis bénéficié d’une liberté provisoire.

BHC/AKS

Pedro Sanchez en visite au Sénégal

Le président du gouvernement espagnol a été accueilli, ce vendredi 9 avril à Dakar, par le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.

L’émigration clandestine est au centre de cette visite officielle. Car en Afrique de l’Ouest, les côtes sénégalaises sont un point de départ privilégié des migrants vers l’Europe et surtout l’Espagne. C’est pourquoi Pedro Sanchez a reconnu que « le Sénégal est un partenaire essentiel dans la gestion de la route de l’Atlantique ».

Dans son discours, le président du gouvernement espagnol a annoncé la signature par les deux entités d’ « une déclaration commune et de deux protocoles d’accord ».

Objectif : renforcer les « relations bilatérales dans ce domaine » avec le Sénégal pour « une migration sûre, ordonnée et régulière ». Dans ce sens, M. Sanchez a remercié « la Police et la Garde civile espagnoles déployées au Port autonome de Dakar », tout en soulignant que « leur collaboration avec les autorités sénégalaises est essentielle pour lutter en première ligne contre l’immigration irrégulière ».

De son côté, le président Macky Sall a affirmé que l’Espagne est « un partenaire majeur avec lequel (son pays) entretient des relations dynamiques, confiantes et multiformes ». Le chef de l’Etat sénégalais a également salué « les excellents résultats de cette visite ».

Outre ce dossier important, M. Sanchez s’est rendu au Sénégal pour soutenir « la présence d’entreprises espagnoles dans la région » ouest-africaine.

En effet, Madrid fait la promotion « de nouvelles formes de collaboration » qui pourraient contribuer efficacement « à la reprise et à la croissance » post-Covid. Pour le Royaume d’Espagne, l’Afrique est « un continent aux grandes possibilités ».

ID/APA